Yerres
Curiosités historiques
 

Curiosités historiques

La Méridienne de France

Le Mont Griffon culmine à 115 mètres d’altitude au cœur du massif forestier de la Grange.
Il domine la vallée de l’Yerres, protègeant le village des vents du nord. Il est caractérisé par sa couche géologique de même nature que la forêt de Fontainebleau, comportant du sable très fin et du grès, qui fut exploitée par le passé. Son sommet est planté de pins noirs, qui le fait reconnaître de très loin. Certains prétendent que les barbares s’en servirent comme amer (repère visuel) en remontant par le fleuve Seine, avant d’aller incendier Paris et ses grandes Abbayes…
La géodésie emprunte cette même idée en 1883/1884 lors de la mesure du méridien terrestre ; cela explique la présence à proximité de cette grande cheminée en ciment, appelée méridienne de France : entendre chaîne méridienne de triangles accolés, permettant une mesure trigonométrique, la base du triangle étant définie par 2 points situés sur la route nationale n° 7 proche d’Orly, le sommet étant constitué de la cheminée.
Derrière cette curiosité, se situe un grand combat technique et scientifique qui fit préférer le méridien de Greenwich à celui de Paris par la communauté scientifique internationale.
Au Mont Griffon et à proximité on peut emprunter les pas de Gustave Caillebotte, qui se plût à réaliser quelques tableaux alentour.

Les souterrains d’Yerres

Qui n’a entendu évoquer à Yerres tout un réseau de souterrains, propre à exciter l’imagination dans des visions de chevauchées de chevaliers en armure directement sortis du Moyen-Âge ?
En réalité, si l’on ne peut minimiser la présence de caves voûtées sous les bâtiments fortifiés de quelques châteaux ou établissement religieux, la légende des souterrains s’explique : les versants des coteaux, surtout au nord sont très riches en eaux de sources, et les captages sont nécessaires pour domestiquer cette eau, comme pour alimenter les très beaux parcs d’agrément des riches propriétaires. Ainsi, depuis très longtemps, ont été créées ce que l’on nomme des pierrées, véritables conduits d’eau construits d'après une technique ancienne. Ces "souterrains" peuvent être très longs et leur taille permettrait à un homme d’y circuler (environ 1m, 50 de hauteur). De nombreux plans hydrographiques connus par les fonds d’archives de géomètres attestent de cette réalité peu romanesque…

La Stèle Rakoczi

En 1937, des émissaires de l’Etat hongrois se sont présentés à la Mairie d’Yerres pour parler de la présence de leur héros national, le prince Rakóczi. Depuis ce temps, une stèle commémorative a été offerte par les hongrois, sur l’ancienne emprise du Couvent des Camaldules où le prince résida en 1715. Depuis, la Commune d’Yerres a réaménagé le square Rakóczi pour accueillir dignement chaque année en septembre la cérémonie commémorative du prince. En 2010, un buste du héros a été placé pour compléter l’ensemble décoratif du square.

La Gerbe d’Or

Claude Monet, invité par le collectionneur Ernest Hoschedé à Montgeron pour exécuter des peintures décoratives, séjourna à Yerres au bord de la rivière dans une maison de pêcheur, dont l’emplacement n’a pu être identifié exactement. La trace picturale est bien certaine, car Monet en 1876, peignit son tableau "La maison d’Yerres", connue localement sous le nom de Gerbe d’Or. Cette maison avait appartenu aux parents d’Alice Raingo Hoschedé, qui épousa Claude Monet en 2e noces à Giverny.

Le tableau, situé en Argentine,.appartient à un particulier.

La Gerbe d’Or, après avoir subi les outrages du temps et un incendie, a été complètement démolie avant d’être reconstruite dans le respect de son aspect extérieur. Elle est aménagée en appartements (propriété privée).
 

 
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