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Éric Liot : audace et lucidité

La Propriété Caillebotte accueille un artiste polyvalent.
Eric Liot est à la fois peintre, sculpteur, assembleur et collagiste. Autant de disciplines et techniques de création qui font de lui aujourd’hui un artiste accompli.
Plus d'informations, ainsi qu'une interview de l'artiste dans "Lire la suite".

Exposition du samedi 16 février au dimanche 31 mars à l’Orangerie de la Propriété Caillebotte. Ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h30. Gratuit.

Durant une vingtaine d’années, l’homme (ci-contre) a voyagé et parcouru le monde et ses différentes cultures se nourrissant ainsi d’images et de personnages du quotidien pour fixer nos icônes contemporaines. On croisait indifféremment dans ses œuvres nos héros préférés, des figures usuelles de consommation ou encore des personnages de dessins animés, cinéma, ou jeux vidéo, prêts à raconter de nouvelles histoires.

Aujourd’hui son travail évolue­ : il passe à la sculpture, souvent monochrome, debout, et s’interroge sur le devenir de l’homme et des civilisations. La coiffe d’un chef indien dialogue avec les ailes d’Icare ou un casque de guerrier grec.

Attendez-vous à être surpris ­!
 
Interview

Que découvriront les amateurs d’art dès le 16 février à l’Orangerie ?
> Éric Liot : Des sculptures réalisées en 2018. Une dizaine murales, quelques tableaux, ainsi que des œuvres qui utiliseront l’espace. La salle de l’Orangerie est plus faite pour la sculpture. Dans cette exposition, il y aura des monochromes, des œuvres en bois naturel…

On est loin des œuvres Pop Art1 réalisées par le passé ?
> Oui. Il s’agit d’un tournant pour moi. J’ai beaucoup travaillé autour de l’imagerie pop, des super-héros. Je deviens presque classique avec cette exposition, mise à part quelques œuvres comme « Un ange passe en skate » (personnage féminin assemblé avec des chutes de bois aux couleurs vives et affublé d’un skateboard). Je suis beaucoup inspiré par la Grèce où je vis durant quatre mois de l’année. Le public découvrira des casques grecs, du figuratif, de l’abstrait, du cubisme… Je m’éloigne un peu de ma réflexion première sur la société de consommation, le recyclage. Je tends vers l’imagerie classique des œuvres (statues et bustes). Il y a une vraie unité dans cette exposition, du point de vue des sujets traités, des matériaux utilisés.

Quels sont-ils ces matériaux justement ?
> Alors qu’en France, je me rends dans les déchetteries, en Grèce je récupère des éléments dans les poubelles, étant donné que tous les déchets restent sur l’île. Je peux ainsi en trouver au gré de mes balades et les collecter plus facilement.

La seule constante dans toutes ces expositions est finalement l’assemblage de vos œuvres, assez sophistiqués (l’artiste utilise des vis pour assembler ; sur le plan de la fabrication, il juxtapose, avec des reliefs, des plaques de bois dessinées, découpées).
> J’ai besoin de garder un lien avec ce qui n’est pas œuvre d’art. Je n’ai pas envie de faire des choses totalement irréelles, c’est mon côté terre à terre. Il faut que ce soit construit, il faut que ce soit bien construit. J’aime ces vis, j’aime ne pas cacher les modes de construction... Ce sont des traits d’union entre la réalité et l’art, le côté complètement inutile, futile, abstrait. Mes œuvres sont des objets construits, c’est leur lien avec la réalité, je crois.

1. Éric Liot a généré des images contemporaines hautes en couleur, inspirées du street art (hip hop, varial flip, boardslide, …) où la planche de skate prenait une large place.


Éric Liot sera :

  • Fin mars/début avril 2019 à Bruxelles, chez Huberty & Breyne, un galeriste spécialisé dans la BD
  • En septembre 2019 à Montpellier chez AD Galerie
  • En octobre 2019 au musée du Touquet à l’occasion d’une rétrospective sur son œuvre

Pour aller plus loin : site internet de l'artiste

 
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