L’Abbaye Notre Dame

L'Abbaye Notre-Dame d'Yerres érigée en 1132 représente un point de départ important dans l'histoire du village d'Yerres.

L’Abbaye Notre-Dame d’Yerres, fondée en 1132, présente des vestiges importants, notamment du XVIe siècle. Placée sous le patronage de Saint-Benoît, ermite, né en 481 en Italie. Ses préceptes : "prie et travaille",  "la paix de Dieu". Au départ, les hommes sont vêtus de noir, les femmes de noir ou beige, les novices en blanc. Leur vie est austère, avec une nourriture frugale, des horaires durs. Puis, les œufs sont introduits dans l’alimentation, et petit à petit, les mœurs se relâchent. Certaines périodes connaissent des scandales. Quand le roi de France obtient la nomination des abbesses au début du XVIIe siècle, l’Abbaye Notre Dame s’adjoint l’adjectif "royale". 44 Abbesses l’administrent jusqu’à la Révolution. Périodes très fastes alternent avec d’autres de grandes difficultés (guerres, famines).

Parmi les vestiges les plus remarquables de l’Abbaye, il faut noter la belle charpente en chêne située dans le bâtiment du dortoir et la porte du réfectoire (XVIe siècle). L’historien Louis Barron décrit cette porte en 1880 :  "…les voussures et les pieds-droits contiennent d’étranges imaginations : c’est, parmi des vignes, des branches de chênes, une exubérante floraison gothique, un pêle-mêle amusant d’animaux fantastiques, de personnages d’église, de seigneurs, de moines, aux gestes bouffons, soufflant dans la cornemuse, agitant des palmes… " (Les Environs de Paris 1880).

Au XIXe siècle, l’abbaye est devenue un site industriel important (filature de laine en 1839). L’activité manufacturière de l’Abbaye s’est prolongée jusqu’à la seconde guerre mondiale.

De 1965 à 1967, la Sté G.E.E.P. Industries s’y installe ; les bureaux d’études sont situés à l’Abbaye, ceux des ingénieurs dans l’ancien moulin.

En 2009, le site a été restauré pour accueillir bureaux et appartements.

Inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté préfectoral du 1er Avril 1996.

Bibliographie : Société d’Art, Histoire et Archéologie de la Vallée de l’Yerres.