Les Camaldules

Le Couvent des Camaldules fut installé à Yerres en 1642 par le Duc d'Angoulême, seigneur de Grosbois.

S'il en reste très peu de vestiges, son histoire est très riche...


Le mot Camaldules provient de "Camaldoli", village de Toscane, où Saint Romuald créa l’ordre au XIe siècle, sous la règle bénédictine.
Ces moines, semi ermites, vivaient dans des cellules, et consacraient leur vie à la prière et au silence. Ils étaient environ une dizaine.

Le couvent fut construit en urgence par Jean Thiriot. Quelques vestiges subsistent, la plupart étant intégrés aujourd’hui dans le domaine privé.

Pour survivre, les moines furent contraints d’accueillir des hôtes; le plus célèbre d’entre eux est le prince François Rakoczi, libérateur de la Hongrie contre les Habsbourg. Protégé de Louis XIV, et fréquentant la cour, jusqu’à la mort du roi en 1715, il fit retraite au couvent parmi les moines dont il voulut partager la vie, en parfait incognito. Homme de guerre, il était aussi un lettré, un commentateur de la Bible, et il écrivit à Yerres une partie de ses Mémoires en français.

Son destin politique le conduisit en Turquie, où il mourut à Rodosto en 1735. Il forma le vœu que son cœur fur rapporté et confié à la garde des moines Camaldules à Yerres. L’urne en or qui devait contenir le cœur princier n’a jamais pu être localisée. Certains historiens estiment qu’il s’agit d’une pure légende…

Rakoczi est devenu le héros national hongrois : chaque année, en septembre, une cérémonie commémorative se tient au square Rakoczi, en présence des autorités hongroises et de la municipalité d'Yerres.