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Riches heures
 

Les riches heures de la Propriété Caillebotte

Certains des propriétaires, comme Pierre Frédéric Borrel et Martial Caillebotte, donnent à ce lieu un lustre particulier.

Pierre Frédéric Borrel

Vers 1830, le chef de cuisine du très célèbre restaurant  "Au Rocher de Cancale" à Paris aménage le parc, le portant à une surface de plus de 11 hectares. Il fait construire les fabriques d’ornementation: Casin italien, Exèdre gréco romaine, Orangerie, Kiosque et Glacière, une Chaumière, et les bâtiments à usage agricoles constituant la Ferme Ornée (écuries, vacherie, laiterie, granges, volières, base cour, etc.).

Borrel publie en 1825 son "nouveau dictionnaire de cuisine, d’office et de pâtisserie".

Un ancien guide de ce temps vante en des termes flatteurs et ironiques la propriété yerroise de Borrel :

« Les gastronomes à voiture, qui fréquentent le Rocher de Cancale, peuvent aller visiter la demeure enchantée du successeur de Balaine : ce chef d’œuvre d’architecture, selon le désir du propriétaire, efface les maisons les plus élégantes de tous ses voisins ; quelques-uns sont pairs de France, banquiers, etc. Une bibliothèque de 6000 volumes, dont cependant nous ne garantissons pas le choix, une glace de 8000 francs, dans un boudoir, des meubles d’un prix infini, et du goût le plus nouveau, prouveront aux curieux jusqu’où peut aller la petite gloriole d’un bon cuisinier, et combien il a dû enfler la carte de son restaurant pour fournir à de semblables dépenses. M. Borel vraiment, est le Rothschild de la Gastronomie.
Voitures : rue Saint-Martin, n° 247. Prix 1fr.50c
Départ de Paris, deux fois par jour, 7h du matin et 5h du soir, retour idem."

C'est entre 1824 et 1843 que Pierre Frédéric Borrel exploite à Yerres plus de 50 hectares situés dans la Prairie qui prolonge sa propriété jusqu'à Montgeron. Borrel a 55 ans en 1843. La faillite du Rocher de Cancale est très commentée dans le tout-Paris de l'époque. Le destin du grand restaurateur demeure encore inconnu.

Martial Caillebotte

En 1860, Martial Caillebotte, père du peintre, achète la propriété yerroise aux héritiers de Mme Biennais et y installe sa famille pour passer les étés, loin des grands travaux de Paris transformé par le Baron Haussmann. On se déplace avec les domestiques, tandis que l’entretien du parc nécessite le travail de 5 jardiniers.

M. Caillebotte embellit le parc, crée de nouveaux massifs et allées, installe de nouvelles fabriques: le Chalet suisse, la Chapelle Romano Gothique, la Volière en rotonde ; il construit au bord de l’eau un petit lavoir privé et un très bel embarcadère couvert en tuiles ; il agrandit le jardin potager.

 
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