Le samedi 21 février à 10h30, Jill-Manon Bordellay, docteure en philosophie, en littératures comparées et en psychologie, donnera une conférence sur les procès d’animaux au CEC de Yerres (salle Arlequin). Elle avait déjà ravi le public l’an dernier avec une première intervention sur l’intelligence et la fidélité chez les animaux. Elle revient cette fois avec une thématique atypique et méconnue, autour de laquelle le public pourra découvrir de nombreuses anecdotes, plus cocasses les unes que les autres.
Les procès intentés aux animaux étaient des procédures dans lesquelles l’accusé n’était autre qu’un animal à qui l’on reprochait un délit, un crime ou un dommage. La loi du Talion fut appliquée dans l’Antiquité aux hommes, mais aussi aux animaux. En Europe, pendant près d’un millénaire, les bêtes de ferme — et parfois même les insectes nuisibles — pouvaient être envoyées devant les tribunaux et jugées selon une rhétorique latine et des références prétendument historiques, comme si elles partageaient les mêmes lois et les mêmes devoirs que les humains.