Un dialogue de façade qui cache une volonté de soumission
Dès l’ouverture de la séance, le maire d’Yerres a affiché sa volonté de relations apaisées et constructives pour les six années à venir. Il a clairement indiqué qu’il ne serait pas candidat à la présidence de l’agglomération.
Pourtant, le président sortant, François Durovray, a présenté un texte de trois pages imposant aux futurs vice-présidents un engagement politique préalable. Le maire d’Yerres en a pris connaissance en rappelant que le président de l’agglomération n’est pas le supérieur hiérarchique des maires.
L’imposition de la bétonnisation et le reniement des promesses
Ce texte, en page 2, prévoit à Yerres le rattrapage de 1250 logements sociaux supplémentaires, reprenant les propositions de nos adversaires de la France Insoumise.
Le maire d’Yerres a rappelé avec fermeté que le pouvoir d’urbanisme appartient exclusivement à la commune et qu’il n’était pas question de renier le mandat clair confié par les Yerrois pour refuser le bétonnage.
Une exclusion assumée et révélatrice
Il est vite apparu que tout avait été soigneusement orchestré pour empêcher Nicolas Dupont-Aignan et Olivier Clodong de devenir Vice-Président de l’agglomération. En effet, dans l’esprit de la création de la Communauté par Nicolas Dupont-Aignan, il était convenu que chaque commune (peu importe leur couleur politique) disposait de 2 vice-présidences permettant une gestion collégiale et consensuelle. Cette exclusion a d’ailleurs été ouvertement reconnue. Face à ce refus de respecter le scrutin, le maire a quitté la salle.
Un déni de démocratie intolérable
Cette manœuvre est grave. Elle vise à punir l’équipe municipale la mieux élue de l’agglomération (près de 80 % des voix), parce qu’elle refuse de trahir ses engagements.
Des maires qui peinent à gérer leurs propres communes et qui ne sont pas arrivés à faire fonctionner correctement les services de l’agglomération (les bus, la piscine…) tentent d’imposer à Yerres une politique de bétonnisation massive qu’elle a toujours rejetée. C’est un déni de démocratie pur et simple : une petite minorité d’élus cherche à abuser des mécanismes de l’intercommunalité pour imposer sa vision centralisatrice, au mépris du suffrage universel et de l’autonomie communale.
Yerres ne pliera pas
Dans une démarche constructive, Nicolas Dupont-Aignan et Olivier Clodong soutenus par les élus, ont proposé une charte de confiance clarifiant les compétences de la ville de celles de l’agglomération. Le Conseil communautaire du 2 avril décidera de la suite. Affaire à suivre…
Les 8 élus communautaires de notre ville